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Articles avec #l'etendue de tout son long tag

L'étendue, de tout son long (1)

12 Novembre 2018 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #L'étendue de tout son long

La série L'étendue, de tout son long"appartient au sixième groupe de séries. Ce groupe s'est construit autour du contact que développent les humains avec la Nature. Nous ne sommes plus ici dans la recherche de la fusion avec elle telle qu'elle est présentée dans le cinquième groupe mais dans la redécouverte, dans l'objectif de rechercher des sensations premières parfois un peu trop oubliées de nos jours et de se replonger dans un bain de Nature synonyme d'essentiel. La recherche du contact permet, en profondeur, un retour sur soi qui s'avère parfois nécessaire. Réflexions, récits personnels, fictions, se trouvent ici abordés à travers le filtre de la sérénité ou non, de la mélancolie ou non, de la joie ou non que porte en soi le contact avec la Nature.

Autre série de ce groupe présente sur le blog: Un jour la nuit, Ligne directe, Horizons embarqués.

Pour avoir plus de détails sur la démarche mise en oeuvre, connaître les liens existant entre les groupes et ceux liant le blog au blog "Images prises aux mots"se reporter à la page DEMARCHE dans la colonne de droite.

 

La mer, les étangs, les chemins, tous ces autres chemins que j'aurais souhaité suivre, ne pas prendre, suivre. Car il n'y a rien à prendre ici, tout est trop vaste; les chemins comme un ciel...

Ce lieu est un miroir, une vie étendue de soi-même, un marais de bulles pesantes plus que légères, le déroulement d'images mêlées que je porte d'une respiration hachée; un plan d'ondes diverses faits d'horizons auxquels je fais face maintenant et qui me dévisagent. L'eau, le sable, le ciel, vivants comme l'extension d'un oeil, de mon oeil, de mon visage, de mes pensées.

Je me parle doucement d'une voix aquatique, morcelle le temps, en fouille l'écume, hésite au bord de la nuit et des lumières troubles. Les mots pèsent ici, leur densité ne cesse de s'accroître. Ils en deviennent rapidement  imprononçables, informulables, me bousculent, me stoppent. Silence armé mélancolique... Vide. Le regard suit, se creuse lentement, lourde baudruche saturée d'images au passé incrusté.

Pouvoir crever cela, voir peut-être une dernière fois puis  tenter d'effacer, de gommer, de vider, de libérer les remous, déposer enfin cette gerbe au fort parfum d'algues et saisir le temps décomposé à bras le corps, mordre pour avaler l'amer dans son ultime goutte et cracher tout le reste. Et effacer ce nom tant de fois prononcé qu'il en est devenu rond, ricoche sur un lâcher de rides et une aspiration au fond; ce nom qui tisse en creux, ratisse les paysages jusqu'au sang, les vide sans un mot, sans un son; ce nom qu'il faut parvenir à perdre, sans se perdre, ce nom... son nom. Qu'il ne reste devant moi que l'espace étendu d'un miroir à la mémoire qui respire, légère, des paysages lumineux et leurs voix douces à venir...

 

Les photographies ont été réalisées au lieu-dit Maguelone (Hérault) en 2007, avec un petit appareil panoramique argentique jetable. Les effets de vignetage présents ou non sur les images ont été obtenus en laissant faire le hasard, l'étanchéité de l'appareil à la lumière ayant été quelque peu abîmée. Les textes ont été finalisés en 2018.

 

L'étendue, de tout son long (1)
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L'étendue, de tout son long (2)

12 Novembre 2018 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #L'étendue de tout son long

L'étendue, de tout son long (2)

    

     surface de l'amour froid

le voyage ricoche

débarque

en tous sens

l'épave est ce qu'il reste

l'épave est ce qui part

 

aux pieds de ces ombres

des marées

erre le sable sans sommeil

 

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L'étendue, de tout son long (3)

12 Novembre 2018 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #L'étendue de tout son long

L'étendue, de tout son long (3)

 

des détours singuliers

nous accrochent le coeur

puis soufflent

à nos lèvres

le chemin trop épelé

des lettres refermées

 

sentiment centrifuge

sentinelle givrée

qui manque la marche

de l'amour sur sa route

 

L'étendue, de tout son long (3)

 

grand champ

des gestes élargis

la poussée du soir

dans la tension des courbes

ces ventres chauds des bêtes enfouies

 

des terres ruisselantes

aux nudités premières

la vie comme la mort

crient fort ce que nous sommes

 

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L'étendue, de tout son long (4)

11 Novembre 2018 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #L'étendue de tout son long

L'étendue, de tout son long (4)

 

le chemin dans la poche

roule sans équilibre

l'osmose des jours

nos paupières mi-closes

laisse goutter une nuit

de sel cru

 

le sang dans le sablier

donne racine à nos marécages

 

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L'étendue, de tout son long (5)

10 Novembre 2018 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #L'étendue de tout son long

L'étendue, de tout son long (5)

 

entre nous

le sang chaud de l'oiseau

balancé d'altitude

vestige en soleil d'un jour déjà donné

 

la nuit de tes cheveux

était de brume marine

son sel reste à mon goût

et me suit pas à pas

 

tendus à pleine mer

nos sentiments serrés

écument encore l'insaisissable

 

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