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Equus, l'esprit de corps

12 Février 2026 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Equus, l'esprit de corps

Equus, l'esprit de corps
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Sept vies et quelques unes

21 Novembre 2024 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Sept vies et quelques unes

La série Sept vies et quelques unes est intégralement publiée sous forme de carnet 25x20cm, 32p, texte d'introduction sous forme de poème, 9 photographies accompagnées aussi de poèmes. Edition limitée. Voir la page Ouvrages (colonne de droite) pour avoir un aperçu de l'ouvrage.

Vous pouvez le commander en me contactant à l'adresse mail jlbec@orange.fr ou par les messageries de FaceBook (compte Jean-Louis Bec) ou d'Instagram (compte @becjeanlouis).

La série Sept vies et quelques unes appartient au quatrième groupe. Celui-ci aborde l'apparition et la nature de l'animal. Cette série traite succinctement des réactions émotionnelles du chat et des représentations qu'il inspire ou a inspiré auprès des humains.

Pour avoir une vision complète de la démarche suivie dans ce blog, se référer à la page DEMARCHE dans la colonne de droite.

 

Sept vies et quelques unes (extraits du texte et de la série photographique)

La douceur peut-être...

Les flux du pelage, la rondeur lisse du crâne, la fragilité suspendue qui pousse son corps en avant. La démarche tranquille, légère, qu'animent un regard serein, une attention  bienveillante.

La douceur fut la première que je rencontrai ; une vibration sensorielle à chaleur de soleil, généreuse et complice, un appel de main quand ma main s'ouvre seule, laisse couler ses effleurements, se ressource de calme et d'amitié.

La douceur et le sommeil, lovés dans ses paupières closes, bercés d'instants allongés.

Car il y eut le sommeil aussi, vaste, un jardin comme le ciel, une étendue porteuse de flottements, d'images voyageuses, leurs fibres démêlées, recomposées soudain.

Liberté tissée sans entrave de quelques reflets d'œil.

Un nid d'où s'élever.

Et aussi le réveil, ses clignements de masque, l'étirement naissant dans un ancrage au sol. Un déroulement de lenteur ferme, une hauteur légère de bout de patte.

Le réveil et son abondance de roulements d'orbites, de balancements soyeux.

Un clignement de paupière, deux.

Un espace s'ouvre, une plage émerge habitée de puissance souple, joyeuse, d'un appétit lumineux.

S'esquisse alors l'univers langoureux, sensuel, des pas mesurés, appliqués, choisis dans l'harmonie parfaite. Le corps dans sa félinité se pare de délicatesse, d'allures étudiées, de poses sûres d'elles-mêmes.

Naît alors parfois un léger tremblement, la piste tangible d'une joie qui court en vagues légères.

Si on la devine jouant dans le pelage à rebrousse poil on anticipe sa croissance, le déploiement soudain de l'agilité des membres tournés vers le gain de l'espace, le franchissement même de toute gravité.

Tout semble courir avec bonheur à la suite d'un souffle amoureux, vers la blancheur éblouissante des nuits à venir.

Et puis vient encore cet instant où tout se retourne et se pend aux crocs, à la balade des griffes. L'horizon, ligne de mire d'un regard viseur, avec ses craquements sinistres embusqués dans le cœur des fourrés, son haleine meurtrière, ses sauts qui se referment pour se parer de mort, ses élans décidés qui foulent la pitié, ses fusions mortelles aux cris très primitifs.

Et puis la nuit toujours, ici sombre chasseresse et faim au long couteau. 

Cette noirceur aussi parfois au-delà du pelage, construction intuitive, superstition anthropologique, théâtre de la crainte religieuse des Hommes pour ce corps félin sans âge, lié à la fièvre d'un grand secret, à un rythme d'athanor, à une langue obscure pétrie de sang et d'amour.

Un doigt de pensée, une poussière sacrée, une lumière savante, et tournent les murmures et les psaumes du bien comme du mal, s'élèvent des symboles aux racines profondes.

Des ailes et leur magie parlent d'étoiles vives, un soleil se roule dans le noir, et aux multiples portes, frappe un univers qui souhaite tout recommencer.

De loin, de près, je le contemple, le rejoins.

Le chat sur son socle zoologique, sur son socle mystique, coule dans mes veines, chants primitifs et actuels, sursaut de toutes fibres vives.

Mon cerveau se ferme d'une bulle prolixe, mémoire de sang, de gîte, de grandes fresques vibrantes. Un pouvoir distille ce présent, se roule sous ma peau, muscle saillant d'un esprit de vivant.

Je le sens et le souhaite, l'accueille puis le garde, fibre d'un bonheur primordial.

Je suis et le serai encore, cet animal haut dressé par la terre, ce souffle de premier être, cette juste force féline qui fait vivre avec âme sans éviter la mort.

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Sept vies et quelques unes

21 Novembre 2024 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Sept vies et quelques unes

Sept vies et quelques unes

perle un reflet le long de la gouttière

une goutte de miel se coule en caresses

la paix dans la fourrure

lisse

un soir qui s’endort

en montrant patte blanche

 

l’aube sur son visage

adoucira tous ses éclats

lumière douce improvisée

reposée pour frôler les paupières

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Sept vies et quelques unes

20 Novembre 2024 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Sept vies et quelques unes

Série en cours de publication...

Sept vies et quelques unes

il mûrit comme le sable

poudre

innocente la nuit

 

il mûrit comme les ailes

s’ouvrent

portent la fin des gestes

 

il mûrit comme la griffe

laisse

se couvre de fragile

 

il mûrit comme l’œil calme

luit

et abandonne aussi

 

le sommeil

le sommeil

magnifique lumière

des poses lentes

étirées à grands traits

 

 

créature dépouillée

de son poids sur le sol

le sommeil en berceau

repousse ses limites

 

l’effort dans le repos

son galop démiurge

son imprimé d’urgence

d'images frétillantes

des images qui volent se dérobent

s'emmêlent ou se déchirent

se conjuguent par tous les temps

pressées débordantes

fusion fusionnelle

enveloppantes jusque dans les profondeurs

 

corps de songes

corseté par ses axes

loi aiguë de la chasse

ouverture des pistes en rut

tendresse à la volée

glissements de panique

toute orientation néglige sa boussole

trace se boucle

vitesse enflammée

de vie comme de mort

telle la course d'un soleil taureau

sur fond noir minéral

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Sept vies et quelques unes

20 Novembre 2024 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Sept vies et quelques unes

Sept vies et quelques unes

j'observe l’amande

de ses douceurs légères

le noir s’est écarté

d’une lenteur sans plis

 

le corps porte une espérance

une étendue qu’un flottement maintient

en lui une caresse s’ouvre en partage

une autre attend son tour

le désir est sans masque

un esprit organique et tendre

une lumière ronde

à brillance d’un œil

 

s'instaure dans l'ébauche des mouvements

la plastique sensible

d’un corps déployé

en tout sens

dans tous les sens

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