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Articles récents

Equus l'esprit de corps (1)

1 Juin 2015 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Equus l'esprit de corps

La numérotation des articles présentant les photographies signifie simplement que l'ordre des images tient un rôle important dans la démarche suivie. Bonne visite...

St Jean de Védas, 01/2015.

St Jean de Védas, 01/2015.

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Equus l'esprit de corps (2)

20 Avril 2015 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Equus l'esprit de corps

Clapiers (Hérault), 11/2004.

Clapiers (Hérault), 11/2004.

Clapiers (Hérault), 02/1993.

Clapiers (Hérault), 02/1993.

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Equus, l'esprit de corps (3)

9 Avril 2015 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Equus l'esprit de corps

Le Crès (Hérault), 04/2004.

Le Crès (Hérault), 04/2004.

Montpellier, 06/1994.

Montpellier, 06/1994.

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Equus, l'esprit de corps (4)

3 Avril 2015 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Equus l'esprit de corps

Plaisance du Touch, 08/1992.

Plaisance du Touch, 08/1992.

Assas (Hérault), 05/2004.

Assas (Hérault), 05/2004.

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Souffle

23 Mars 2015 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Souffle

La série Souffle appartient au deuxième groupe. Celui-ci parle symboliquement des liens que bâtissent les matières entre elles pour construire, imaginer, des entités plus complexes. Ceci dans un esprit qui rend compte de leur faculté d'adaptation, de création, de cette volonté de jouer avec les formes et les structures. Ainsi la série Souffle tente de décrire les arbres en révélant la part inhérente de vent qui intervient dans leur création.

Pour avoir plus de détails sur la démarche mise en oeuvre dans ce blog se reporter à la page DEMARCHE dans la colonne de droite.

Souffle (extraits du texte et de la série photographique)

 

Toute lumière est habitée de nuit. Le sombre naît d'un rayon dont il flatte l'absence. C'est un jeu, une entente, un combat au soleil qui fait rouler nuit et jour d'un vertige étoilé.

Le sombre est un ciel qui avance masqué, la lumière un ciel qui s'éveille souvent d'un bleu grand ouvert ; leur passe-passe reste la naissance de l'amour et de l'évitement, comme celle du temps.

 

Je relève parfois cette note électrique qui les lie dans un travers de brume, la rugosité d'un discours discordant. Le sombre, en abat-jour, descend parfois grain par grain la lumière, la débarque dans l'ouate, tricote pour elle des puits sans fin, des gouffres et des failles. L'orage est son outil préféré, son chant lourd de disputes et son esprit frappeur. Le vent est sa substance.

Le vent qui disperse, aspire, croque, fouille, enterre, déterre...

Demain la lumière se relèvera, ce sera à nouveau son tour de parler au monde. La danse des photons se jouera des courants d'air. Tout reprendra son cours dans la longueur du temps.

Pourtant le vent, ses déchirements, ses dents posées partout, cette cruauté ferrée... Le vent et ses aspirations, ses effeuillages, ses renversements de soudards, ses massacres et ses chutes de têtes... Le vent parfois, colère carnassière ouverte sur les arbres...

 

L'orage appartient aux ciels, à leurs combats, à leurs ententes.

Les arbres eux sont là pour apprendre. Et ils apprennent, de toute la souplesse de leurs branches, de leurs rameaux, du frémissement sensible de leurs nervures. Peu à peu. Lentement. Ils approchent le vent, l'invite pour ne pas l'éviter, l'appelle sans vouloir le contraindre. Il est parfois des occasions où le ciel noir se change en ciel blanc, en soleil concentré à la respiration chaude. Loin de l'orage, le vent, tout en lumière sautillante, devient une légèreté affûtée de cabrioles savantes.

Les arbres. Ils approchent ce vent-là, l'effleurent, l'assimilent. Ils s'en nourrissent même. En ingèrent tous les mouvements, un à un, tous les bonds et les sautillements. Ces immobiles, ces fous de temps appliqués à leur besogne de croissance lente, se construisent aussi de mouvements, deviennent des concentrés de mouvements. Leur immobilité première, c'est autant de gestes en réserve, de gestes figés, accumulés, qui font s'arrondir les troncs et s'étirer les branches vers un éveil toujours plus large.

 

Je me tiens sous un arbre. Le tronc est une piste droite, régulière, coiffée d'un noeud de branches souples. Plus haut le ciel s'effiloche, dépose sans souffler quelques nuages bas. Bien sûr, ceci n'est qu'une impression, une perception latente modelée par les songes mais il me semble soudain que le feuillage, les branches, s'ouvrent, qu'il naît en eux, parmi eux, un souffle léger qui se roule et se détend, s'enfle et se libère.

L'arbre, de tous ses mouvements accumulés, ordonnés en immobilité, souffle sur le ciel, construit pour générer le vent. Une naissance qui s'éloigne pour croître, se disperse pour mieux se rassembler. Ainsi, par le biais du vent, les arbres auraient parmi leurs feuilles et leurs longs rameaux fins qui épaulent leurs branches, un pouvoir de tempête à faire valoir, une filiation directe avec l'éveil du sombre.

 

Tout en se courbant, la cime semble me contempler et je l'observe à mon tour. Miroir improvisé... je lis, relis, mais rien ne m'étonne: dans les lignes de ses branches largement écartées que le vivant anime, se trouve la présence folle des germes de sa propre destruction.

 

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